Toxicomanie

Description de l'enjeu

Oui, c’est possible. Une variété de solutions, d’organismes et de services s’offre aux personnes touchées par la toxicomanie, l’alcoolisme et les autres dépendances. La confidentialité, le respect de la personne, le suivi et la compréhension sont toujours au rendez-vous sur ce dur chemin qu’empruntent ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur vie.

Accessibles, résilientes, dévouées, les personnes qui répondent aux lignes d’écoute sont souvent la première ressource pour les personnes en difficultés, celles qui veulent obtenir de l’aide, obtenir des renseignements, parler, être écoutées. Indispensables, les lignes d’écoute sont disponibles 24 heures sur 24, 7 jours par semaine. Certaines sont dédiées aux parents (Ligne Parents : 514 288-2266); aux jeunes (Tel-jeunes : 514 288-2266); aux adultes aux prises avec des problèmes de drogue et d’alcool (514 527-2626) ou de jeu (514 527-0140).

Les personnes touchées par la toxicomanie et l’alcoolisme deviennent dépendantes d’une consommation qui les détruit à petit feu. Leur mode de vie, leur santé, leurs responsabilités familiales et professionnelles se dégradent et le stress qui s’ensuit concourt à augmenter une consommation déjà trop élevée. Le cercle vicieux est enclenché. La corde qui lie les toxicomanes et les alcooliques à leur consommation se raccourcit et les étrangle. À ce point, la volonté de s’en sortir et l’aide appropriée deviennent nécessaires.

Les ressources s’adaptent aux diverses clientèles et offrent des services en fonction des besoins. Certaines d’entre elles, tout en décourageant l’usage de drogue, vont plutôt axer leur action sur la réduction des méfaits et des risques pour la santé en proposant par exemple, des seringues stériles. Cette philosophie d’intervention permet de rejoindre des personnes qui ne pourraient être rejointes autrement.

En 2006, le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) a rendu public une étude effectuée en 2002. Elle présente une estimation des coûts sociaux de l’abus de substances au Canada comprenant les substances licites comme le tabac et l’alcool et les drogues illicites. Selon le rapport intitulé Les coûts de l’abus de substances au Canada 2002, ceux-ci s’élèveraient à 39,8 G$ par année. Décès prématurés, maladies cardiovasculaires, hypertension, blessures accidentelles, relations sexuelles sans protection, conduite en état d’ivresse et de consommation de drogues, frais législatifs, perte de productivité, il semble bien que l’intérêt social penche résolument vers des investissements dans la prévention, l’accompagnement, le traitement, la réadaptation et le suivi.

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