Centre communautaire de loisirs Sainte-Catherine d’Alexandrie :: 50 ans au cœur de Ville-Marie

Implanté dans l’arrondissement Ville-Marie depuis un demi-siècle, le Centre Communautaire de Loisirs Ste-Catherine d’Alexandrie accueille avec chaleur tous ceux qui poussent sa porte. Misant sur l’intégration, l’éducation populaire et la promotion de la santé, ce milieu de vie vise l’intégration citoyenne et l’amélioration de la qualité de vie et de ses membres.

50 ans d’une communauté vivante. «Nous avons survécu à des crises majeures de sous-financement depuis notre création en 1966. Si j’avais un souhait, c’est que le gouvernement reconnaisse à sa juste valeur le milieu communautaire et le soutienne de manière adéquate», relève le directeur général du Centre Communautaire de Loisirs Ste-Catherine d’Alexandrie, Jean-Marie Aghaby.

C’est pourquoi le centre a fermé ses portes le 9 novembre dernier pour manifester sur l’importance de supporter les organismes communautaires qui répondent à autant de problématiques criantes au sein de la métropole montréalaise.

Un demi-siècle d’action communautaire

Lors des récentes festivités qui soulignaient l’anniversaire de l’organisme, le fondateur et curé André Lefebvre a souligné l’importance d’avoir un lieu de proximité et multigénérationnel sécuritaire et sans discrimination. Un peu comme le perron d’église d’autrefois. «Un lieu de confiance où l’on peut perpétuer ce qui a été mis en place au début, c’est-à-dire, lutter contre la pauvreté en misant sur l’entraide et le respect de chacun où personne ne se sent jugé, mais plutôt soutenu», soutient le directeur du centre.

Loin d’être un simple centre où l’on vient faire du sport ou une activité de loisir, le centre communautaire est un axe important du quartier. Repas communautaires, paniers de Noël, dons de vêtements et de mobilier, éducation populaire et service de référence, l’organisme témoigne de la mosaïque de problématiques qui sévissent à Montréal.

En commençant par la crise du logement abordable : «les gens paient une fortune pour se loger et les listes d’attente pour les HLM s’allongent. Le logement est sans doute la problématique numéro 1, puis viennent la pauvreté, la barrière de la langue et le manque de reconnaissance académique pour de nombreux immigrés», explique Jean-Marie Aghaby.

Nouvelle image et nouvelle clientèle
Plus de 3 000 personnes par année de toutes nationalités, fréquentent le centre pour des activités de francisation, de sport ou encore des ateliers d’informatiques. «Il y a eu du changement dans notre clientèle : des ainés plus à l’aise nous fréquentent. Ils ne veulent pas du bingo, mais plutôt des ateliers de yoga, des visites de musées et des cours d’informatique», note le directeur.

Le logo du Centre Communautaire de Loisirs Ste-Catherine d’Alexandrie a fait peau neuve récemment et un documentaire a été tourné pour témoigner plus fidèlement de l’image rajeunie de l’organisme. «Nous avons remis à jour nos modèles de communication, cela nous permet d’être encore plus présents sur les réseaux sociaux et de rejoindre encore plus de monde», confirme M. Aghaby. D’ouvrir, même virtuellement, encore plus grande la porte de l’organisme communautaire !