Collectif Québec sans pauvreté :: Pour l’équité, contre la pauvreté

Un Québécois sur 10 ne boucle pas ses fins de mois, soit 842 000 personnes. Même en travaillant au salaire minimum, il est de plus en plus difficile de couvrir tous ses besoins de base. C’est pour cela que le Collectif Québec sans pauvreté a lancé sa campagne «Pour une société juste».

«Nous réclamons que le salaire minimum augmente à 15$ /heure. Il y a actuellement une campagne de peur et beaucoup de mythes circulent. Hausser le salaire ne fera pas perdre des emplois ou hausser la consommation, bien au contraire», annonce Virginie Larivière, porte-parole et organisatrice politique de l’organisme.

Un regroupement de 35 organisations
Le Collectif Québec sans pauvreté regroupe 35 organisations nationales québécoises, populaires, communautaires, des coopératives, des syndicats ainsi que des collectifs régionaux dans tout le Québec. Lutte à la pauvreté, défense des droits et promotion de la justice sociale constituent les missions de ce collectif.

Une heure à 15$
Le salaire minimum au Québec est actuellement de 10,75$. Plus de 450 000 Québécois sont rémunérés au salaire minimum. Société riche, les inégalités s’accentuent entre les riches et les pauvres. «De nombreuses personnes peinent à boucler leur mois et faire leur épicerie. Le panier de consommation devient de plus en lourd et en cas d’imprévu, une maladie par exemple, elles basculeront dans la misère», soutient Virginie Larivière.

15 $/heure aurait du sens, car cela ferait passer le salaire à 23 000$, un salaire viable selon une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS). On peut y lire que les effets bénéfiques dépassent les effets pervers liés à la hausse de salaire.

Lutte contre la pauvreté
Depuis l’adoption de la Loi québécoise visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, en décembre 2002, le Québec ne serait pas parvenu à réduire l’appauvrissement d’une grande part de la population. Et les mesures d’austérité, adoptées plus récemment, n’y ont pas contribué non plus.

«Il ne suffit pas d’adopter une loi pour que, comme par magie, la pauvreté disparaisse. Le bilan est stagnant et l’application de la loi n’est pas au rendez-vous» sanctionne l’organisatrice politique de l’organisme.

Sans compter que les plus pauvres, les prestataires de l’aide sociale n’ont pas échappé aux mesures de redressement et vivent avec encore plus de précarité. Les luttes politiques ne sont pas terminées pour le collectif bien engagé à défendre un salaire minimum à 15$/heure pour tous