Conseil jeunesse de Montréal :: Se réapproprier les friches de Montréal

Terrains vagues, stationnements abandonnés et espaces sans fonction claire, une ville n’est pas seulement une zone bourdonnante d’activités. L’utilisation des espaces vacants à Montréal a mobilisé de nombreux citoyens au début de l’été lors d’un panel d’experts réunis par le Conseil jeunesse de Montréal (CJM), en collaboration avec le Jeune Conseil de Montréal.

«Nous voulions tâter le terrain de la situation à Montréal avant de rédiger un avis sur la question. Les définitions des espaces vacants sont multiples comme l’ont montré les échanges entre les participants. C’est d’abord important de parler de cet enjeu qui intéresse les jeunes citoyens», relève le président du Conseil jeunesse de Montréal, François Marquette.

Le Conseil jeunesse de Montréal
L’instance consultative du Conseil jeunesse de Montréal a pour mission d’acheminer les préoccupations des jeunes montréalais de 12 à 30 ans auprès des élus municipaux. L’événement appelé «Montréal: la question des espaces vacants» s’est tenu le 14 juin dernier et est le fruit d’une première collaboration avec l’autre organisme jeunesse de Montréal, le Jeune Conseil de Montréal qui avait jeté au printemps dernier une première base de réflexion en documentant les aspects scientifiques et législatifs des terrains laissés à l’abandon par la ville et ses résidents.

Place aux terrains vagues
Animé par M. Tristan Bougie du Centre d’écologie urbaine de Montréal, l’événement a présenté diverses initiatives montréalaises d’occupation des espaces vacants : Champ des possibles, Jardins Gamelin, etc. «Cela nous montre que rien n’est impossible. Les contraintes administratives ou législatives, les problèmes d’assurance, cela retardent les projets – et c’est un enjeu sur lequel doit se pencher la ville – pourtant ça allume les citoyens, surtout les jeunes», affirme François Marquette.

Les cinq présentateurs, dotés de parcours forts divers, tels que la professeure Carole Lévesque de l’École de design de l’UQAM, de Caroline Magar de l’organisme Les Amis du Champ des possibles ou encore de Mikael St-Pierre de Lande, l’organisme de revitalisation citoyenne des espaces vacants, les citoyens présents ont soulevé de nombreuses questions.

Des jeunes aux élus

Comment les espaces vacants peuvent-ils bénéficier aux jeunes? Ils suscitent l’imaginaire. Ils représentent un vide propice à l’innovation et un espace d’expérimentation et d’apprentissage. Ce sont d’ailleurs des lieux extraordinaires pour les étudiants en design urbain.

«Ce lieu délaissé et sans infrastructures offre une créativité infinie. Ça allume les jeunes et se les approprier augmente l’appartenance et participe aux mieux vivre ensemble», pense pour sa part le président du Conseil jeunesse de Montréal. Un message qui prendra forme d’un avis plus étoffé – présenté aux élus au courant de l’année 2017. Le CJM recrute actuellement un chercheur pour pousser plus avant cette réflexion autour des espaces libres et les moyens de se les approprier par les citoyens.