Forum mondial de l’économie sociale :: L’économie plurielle et collaborative

Les gouvernements locaux et les acteurs de l’économie sociale ont rendez-vous à Montréal pour le 3e Forum mondial de l’économie sociale, le premier rendez-vous à l’extérieur de Séoul (Corée du Sud), là où l’événement de promotion d’une économie différente est né. «C’est une occasion unique pour comprendre l’écosystème coréen, très innovant en matière d’économie sociale. Il y aura aussi de nombreux représentants des gouvernements locaux et des acteurs en provenance de toute la planète» présente la directrice générale du Forum, Béatrice Alain.

2 000 participants, 57 pays
Cet espace de dialogue alternatif attend cette année plus de 2 000 participants de 57 pays différents. Après le Forum social mondial, qui se tenait en août dernier à Montréal et qui proposait également quelques ateliers d’économie sociale, cette nouvelle rencontre internationale vise à promouvoir l’échange et la collaboration de ceux qui soutiennent une économie par et pour les communautés.

«L’économie sociale sert à gérer le collectif de manière autonome de l’État. C’est un terrain de développement innovant, telles les coopératives de travailleurs dans le domaine des technologies (jeux vidéo, éoliennes, etc.). Ces pratiques créatives assurent une cohésion sociale et défendent une culture et un savoir-faire local», explique Mme Alain.

Les réussites du Québec
Au sein de cet univers, le Québec tire bien son épingle du jeu avec l’implantation du Chantier de l’économie sociale et l’adoption de la Loi-cadre pour encourager le développement de cette forme de développement. La province se démarque par des structures de soutien, tels les fonds de travailleurs et les différents acteurs financiers habitués à travailler ensemble pour supporter l’économie sociale.

Il existe aussi des structures d’accompagnement territoriales dont le mandat est d’encourager la mise en place d’un pôle d’économie sociale, en identifiant de nouveaux créneaux ou encore des manques à combler au sein des communautés.

Moteur de transformation sociale

«Tout cela est moteur de transformation du modèle économique. Ce n’est pas juste aux compagnies ou à l’État de proposer des solutions, il faut laisser à la base et aux mouvements écologiques, communautaires ou de femmes une place importante dans la gestion des biens communs», rappelle Mme Alain. L’accent sera mis cette année au développement durable des villes, de l’aménagement des espaces verts à l’accès au fleuve ou encore au partage des ressources et à la création des lieux d’échanges urbains collaboratifs.

Comment gérer les biens communs en concertation avec les citoyens? Quelle est la place de l’agriculture urbaine en ville? Comment gérer la ceinture externe des villes ou encore valoriser l’occupation du territoire? De nombreuses questions et enjeux issus des villes seront débattus lors de ces 3 journées dévouées à cette économie plurielle et collaborative.

Forum mondial de l’économie sociale – GSEF2016 – du 7 au 9 septembre prochains à Montréal