Festival de théâtre de rue de Lachine :: La fête du bitume

Place à l’insolite. À la dernière fin de semaine du mois d’août, les rues et les berges de Lachine ont accueilli 70 artistes pour trois jours de festival placé sous le thème de l’imaginaire. Le 9e Festival de théâtre de rue de Lachine a embrasé la foule avec des spectacles de cirque, des arts visuels, du théâtre, de la musique, de la danse et de la performance. «C’est très festif. Nous cherchons un large public, des enfants aux adultes et de toutes les classes sociales. Nous voulons être rassembleur», présente le responsable de la programmation et directeur artistique, Philippe Gauthier.

Théâtre sur berges
L’organisme qui animait autrefois les rues de Shawinigan s’est implanté dans l’ouest de Montréal, dans un arrondissement où la terre rencontre l’eau. L’essentiel des spectacles se déroule d’ailleurs le long des berges même si le festival débute le jeudi au cœur du quartier. «Nous passons d’un festival urbain à un événement sur le bord de l’eau, ce n’est pas la même énergie ni le même défi d’occupation d’espace. Nous voulons être le plus accessibles possible avec 90% des spectacles gratuits», ajoute le responsable de la programmation.

Plus que du cirque
Il y a un chapiteau de cirque («Barbecue» par la compagnie Vague de cirque), du théâtre d’objets («Macbeth muet» par la compagnie La Fille Du Laitier), du Tango et des arts du feu («A fuego lento» par la compagnie française Bilbobasso). La grande majorité des artistes proviennent du Québec et présentent des pièces courtes de 20 à 30 minutes.

Entre prouesses acrobatiques et des formes artistiques plus pointues, le festival veut faire découvrir un univers à part au public qui déambule dans les rues. Inspirer par les événements de rues européens, tels que Chalon dans la rue (Chalon-sur-Saône, France) qui repousse les limites des arts de rue.

Des lieux et des lieux
«L’idéal est d’investir des lieux non conventionnels (lave-auto, hôtel, cimetière, etc.) et de maximiser la création et l’utilisation de l’espace, par exemple faire un spectacle pour 5 personnes dans un abribus. Tout lieu a quelque chose à dire», renchérit Philippe Gauthier.

L’OBNL, qui compte jusqu’à trois postes à temps plein l’hiver et une quinzaine l’été, a rempli son pari : faire descendre les curieux sur le bitume pour célébrer les arts de la rue.