Catapulte :: Porteurs de rêves urbains

À la station de métro Joliette, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, part une déambulation urbaine destinée à rejoindre l’artère commerciale voisine, la Promenade Hochelaga. En passant par la ruelle, les zones de rencontre et de création se multiplient pour bonifier ce qui n’était qu’une sortie arrière de métro banale.

C’est le projet du «Rêve à Simon». «Nous voulons créer un lien entre la station et le citoyen, une sorte de ligne «extra-verte» – c’est sur la ligne verte du métro – où les citoyens peuvent faire des haltes ou ralentir le rythme : marelle, murale et plantation végétale», explique Stéphanie Beaubien, cofondatrice de Catapulte et «porteuse de rêve» de Catapulte.

Catapulte
Cette entreprise d’innovation sociale se veut un laboratoire urbain et un catalyseur de projets citoyens pour revitaliser l’espace public Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Les membres de Catapulte se concentrent particulièrement sur les 3es lieux de nos vies urbaines. «Il s’agit d’endroits où l’aime se retrouver qui ne sont ni l’école, ni le travail, ni notre domicile. Des lieux communs, propices aux échanges et aux rencontres», précise Mlle Beaubien.

Le Lien vert
Ces refuges s’inscrivent dans la ville – un banc, une place, une bibliothèque, etc. – et appartiennent à tous. Les projets visent à valoriser l’espace public, à mailler les forces vives (urbanistes, etc.) pour améliorer l’accessibilité, le design ou la fréquentation. Un bel exemple de projet pour l’illustrer est le «Lien vert» de l’ancienne emprise ferroviaire.

Cette revitalisation urbaine intégrée (RUi 416k) et planifiée avec les résidents et commerçants vise à favoriser la sécurité, encourager les initiatives de verdissement et d’embellissement du quadrilatère. «La transformation des lieux a germé à travers trois ateliers collaboratifs. Ils visaient à extraire le jus de l’intelligence collective des participants», explique Stéphanie Beaubien.

La scénographe et muséologue voit dans ces projets une occasion unique de travailler avec les humains. «C’est un peu comme des acteurs sur une scène et nous travaillons ensemble à la mise en espace de leurs déplacements dans la sphère urbaine. Nous donnons naissance à des rêves», soutient l’un des quatre piliers de Catapulte.