IRIS :: L’autre discours socio-économique

Il y a le discours dominant et il y a l’IRIS. L’Institut de recherche et d’informations socio-économiques célèbre 15 ans d’indépendance et de discours progressiste sur les questions socio-économiques québécoises.

Combler le vide
«Il y avait un vide dans les médias qui rapportaient toujours les opinions de l’Institut économique de Montréal et d’autres institutions situées à droite. Nous avons voulu faire la place à un contre discours, plus progressif et d’actualité», explique le chercheur de l’IRIS, Bertrand Shepper.

Indépendant et progressiste
L’IRIS rassemble une vingtaine de chercheurs, dont six à temps plein, pour produire des publications et divers documents accessibles gratuitement sur Internet. L’institut fonctionne sans subvention et n’est affilié à aucune université afin de conserver son indépendance. Ses revenus proviennent de son membership et de ses contrats dont les chercheurs s’assurent qu’ils soient le plus transparent possible. «Nous ne sommes pas là pour faire de l’argent, mais plutôt pour amener une diversité de points de vue sur des questions économiques et de société, comme l’énergie ou la santé. Les coupures dans le régime public en santé, cela dépasse l’économie», rappelle Bertrand Shepper.

Une production étonnante et accessible
Les chercheurs de l’IRIS publient 10 articles de recherche par année, alimentent un blogue du Journal de Montréal et comptent une centaine d’apparitions dans les médias. En plus, l’IRIS a développé un volet d’éducation populaire avec des conférences destinées au grand public sur des sujets d’actualités, tels le virage pétrole du Québec et l’austérité. «Nous voulons faire de la vulgarisation socio-économique pour que les gens ne s’en désintéressent pas et puissent se faire une opinion plus large que le discours ambiant», soutient M. Shepper.

«Les dépossessions»
Le chercheur de l’IRIS anticipe que les enjeux importants de l’automne prochain porteront sur les investissements miniers – Plan Nord oblige – et la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise. Ils viennent d’ailleurs de publier en mars dernier un ouvrage consacré aux ressources naturelles du Québec : «Les dépossessions» (LUX éditeur).