Les Fourchettes de l’Espoir

Le panier d’épicerie augmentera encore en 2015, apprenait-on récemment à Ici Radio-Canada. La hausse serait de 3 à 5% pour les légumes, la viande et le poisson – et sans doute plus importante pour les aliments importés en raison de la baisse du dollar canadien par rapport à la devise américaine.

L’accès à l’alimentation devrait être un droit universel. C’est d’ailleurs le thème de la chanson de l’humoriste Coluche, fondateur de l’association d’aide alimentaire Les Restos du cœur. Une inspiration que ne désavoue pas Brunilda Reyes, la directrice de l’organisme montréalais Les Fourchettes de l’Espoir.

«Ce projet est né d’une frustration. J’ai découvert la pauvreté et les enfants qui ne déjeunent pas quand je faisais du bénévolat dans les écoles. Comment peut-on laisser des enfants sans sécurité alimentaire dans un pays riche comme le Canada?», relevait la directrice dans une entrevue donnée à Radio-Canada International.

À Montréal Nord, l’organisme accueille les citoyens démunis de l’est du quartier et leur procure une alimentation variée et de qualité. Depuis 15 ans, il propose un service de restauration – repas, mets congelés et boites à lunch – à prix modique. L’objectif est ici de favoriser l’accessibilité à des aliments nutritifs au plus grand nombre.

Cette entreprise d’économie sociale nourrit ainsi en moyenne 250 personnes par jour. Son volet communautaire vise également l’éducation à la saine alimentation pour les enfants et les adultes à travers une école culinaire, des cours de nutrition pour les touts petits et même un jardin collectif entretenu par les adolescents.

Les Fourchettes de l’Espoir