L’évaluation : un processus, des approches et des outils pertinents? Mythes et réalités :: Forum des intervenants municipaux en développement social

Les nombreuses formes d’évaluation
Marie Fonds du Centre de formation populaire (CFP) nous a brossé un bon panorama des diverses formes d’évaluation utilisées depuis plus de 15 ans par maints organismes communautaires dans tout le Québec. Auparavant, l’exercice en atelier («L’évaluation qu’ossa donne?») a permis de poser le « pour » et le « contre » d’un tel exercice à partir de la pratique quotidienne des intervenants municipaux, en plus de prendre conscience des exigences que la Ville pose parfois et du soutien qu’elle peut offrir en tant que bailleur de fonds.

Autonomie et empowerment des femmes immigrantes
À cet égard, le résultat découlant d’un exercice d’évaluation volontaire via l’entente dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (avec le Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale) a été fort éloquent. Elena Bessa, chercheure et Sadeqa Siddiqui, coordonnatrice du Centre communautaire des femmes sud-asiatiques nous ont fort bien illustré comment l’évaluation formative leur a permis de développer des indicateurs sur l’autonomie et l’empowerment des femmes immigrantes. Nous avons aussi appris comment ce dernier concept a dû aussi être adapté, compte tenu de la lecture différente qui en est faite en fonction de l’origine ethnique et des croyances religieuses dudit groupe.

Évaluation du projet «Vous faites partie de l’histoire!»

Un deuxième exercice d’évaluation réalisé pour Centre d’histoire de Montréal avec Carla Oliveira, chargée du projet « Vous faites partie de l’histoire! » mené en lien avec plusieurs écoles et centres de formation, a été présenté. Grâce au regard critique et la collaboration étroite apportée par une chercheure de l’UQAM (Virginie Soulier) et le partenariat entre cette université et la Ville au sein du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal, le programme et son financement s’est amélioré, la collaboration s’est renforcée suite aux réajustements que l’évaluation a provoqués.

Expérience d’évaluation au SPVM
Enfin, l’expérience d’évaluation mise en place au Service de la police de la Ville de Montréal (SPVM) a été présentée par Michelle Côté. Avoir des méthodes collées aux réalités et disposer d’outils bien simples (un feuillet d’auto-évaluation, par exemple), tout en évitant de confondre l’évaluation avec la reddition de comptes ou avec le réajustement qu’impose la phase d’implantation d’un nouveau projet ou programme, permettent de bénéficier d’un apport certain d’un tel exercice.

Il faut, par ailleurs, être clair sur ce que l’on veut bien évaluer et des attentes irréalistes que certains ont pu développer à l’égard de certains objets ainsi évalués et qui pouvaient commander un nombre incalculable d’indicateurs sans être pour autant opérationnels!

Mythes et réalités, voilà ce que l’on a pu départager ensemble, tout en nous incitant à développer une culture d’évaluation sans attendre la commande d’un tel exercice par des supérieurs hiérarchiques ou en évitant de le faire de peur d’associer l’évaluation d’un projet à celle du personnel qui a travaillé à le mener à bon port.

Inclure documents et liens
http://collectifquartier.org/comites-et-groupes/fimds/contexte-et-deroulement-de-la-rencontre-7/