Concertation et partenariat :: Forum des intervenants municipaux en développement social

Grille d’autodiagnostic ou auto-examen, jeu du dictionnaire, discussions en ateliers autour de mises en situation fictives mais plausibles, exposés et panel à l’appui, cette journée a permis de clarifier et de revisiter des notions sur la concertation et le partenariat à la lumière de la pratique des participants.

Définir son espace de pouvoir
Denis Bourque, professeur et chercheur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), a apporté un bon éclairage sur le sujet en reprenant dans sa présentation l’essentiel des propos défendus dans l’ouvrage qu’il a publié en 2009 à ce sujet (Concertation et partenariat : Entre levier et piège du développement des communautés). Il a invité les personnes présentes à bien situer leur rôle d’agent de concertation en fonction de la position qu’elles occupent (représentant d’un organisme ou d’une institution, décideur, bailleur de fonds, animateur et accompagnateur soucieux du processus global de la concertation) afin de mieux saisir le pouvoir réel ou fictif dont elles disposent tout comme les perceptions et les conflits d’intérêt que cela peut occasionner.

Concertation ou hyperconcertation?
Le problème de l’hyperconcertation ou l’embouteillage des diverses concertations ainsi que leur pertinence ou non, confrontée à des exigences automatiques des autorités supérieures et des bailleurs de fonds, ont également été soulevés. Le défi demeure de développer des critères qui permettent de faire des choix prioritaires et éclairés, tout en développant de nouvelles façons de faire transparentes et toujours plus démocratiques qui permettent d’être efficaces, rassembleurs et moins essoufflés.

Dépasser la culture bureaucratique
Richard Paulhus – chef de division de la culture, des bibliothèques et du soutien administratif dans l’arrondissement Mercier/Hochelaga-Maisonneuve – nous a rapporté des cas bien « parlants », qui illustraient fort bien les chocs de culture qui entrent souvent en conflit et les manières de les surmonter quand il faut débloquer des situations et innover à l’encontre des réflexes corporatistes et bureaucratiques existants, tout en revalorisant davantage le rôle de chacun. Il a aussi partagé avec nous le travail de révision et d’actualisation du partenariat qu’il fait présentement avec d’autres acteurs du développement pour le bénéfice de son arrondissement dans le domaine des loisirs, du sport et de la culture. Une part des documents pédagogiques, insérés dans le dossier du participant et utilisés au cours de la journée, ont été développés par lui en collaboration avec Lise Noël du Centre St-Pierre.

Replacer son rôle, briser l’isolement, avoir un langage commun et envisager d’autres façons de faire, voilà les objectifs que les participants ont atteints au cours de la journée, en plus d’avoir le plaisir d’échanger sur leur vécu respectif en cette matière. Par la suite, d’autres documents pertinents sur le sujet ont été signalés et déposés, des contacts et des alliances avec d’autres acteurs importants (les organisateurs communautaires des CSSS) ont été établies ou renouées.

Inclure documents et liens http://collectifquartier.org/comites-et-groupes/fimds/contexte-et-deroulement-de-la-rencontre-6/