Le développement social selon Claude Quiviger et ses 45 années d’expérience

Dans le cadre de la rencontre du Forum des intervenants municipaux en développement social du 31 mars 2008, Claude Quiviger, nouvellement retraité de la Ville de Montréal a exposé ses réflexions sur le développement social municipal. Claude Quiviger a une expérience de 45 ans dans le domaine. Il a été intervenant jeunesse durant plus de 25 ans et conseiller en développement communautaire à la Ville de Montréal de 1990 à 2005.

Le document de Claude Quiviger décrit sa conception du développement social en général, du développement social municipal, de la lutte à la pauvreté, de l’inclusion des groupes marginaux, de l’étalement urbain, du social dans l’urbain, de l’intersectorialité, du rôle des fondations privées, de la privatisation des services, de l’avenir du développement social municipal, de la place des citoyens dans le développement social municipal et de l’importance du facteur humain.

Extrait
« La lutte à la pauvreté est une « problématique orpheline » en ce sens qu’aucun des acteurs sociaux n’a le mandat spécifique de cette lutte qui possède de multiples visages : revenu, logement, éducation, transports, sécurité, inclusion sociale, etc. Elle concerne tous les acteurs de la société (publics, communautaires, privés). Le rôle des conseillers en développement communautaire peut se situer à trois niveaux :

  • d’une part, sensibiliser/informer/mobiliser les services municipaux concernés à la situation des groupes de population défavorisés pour qu’ils y apportent une attention spéciale dans l’exercice de leur mandat spécifique (par exemple : habitation, sécurité, loisir, etc.); ce qui suppose que le conseiller en développement communautaire « puisse librement parler à tout le monde » et ne se trouve pas « coincé » dans une zone obscure et ignorée de l’organigramme municipal;
  • prendre en charge directement, au nom de la ville (conception, mobilisation, coordination, etc.), des programmes ou projets directs (exemples : sécurité alimentaire, itinérance, etc.);
  • créer et alimenter les liens entre les divers acteurs concernés, à l’interne et à l’externe de la Ville (collaborations ponctuelles, concertations statutaires, partenariats, etc.) ce qui suppose une bonne connaissance à la fois des problématiques et des acteurs sociaux concernés.

L’exercice de ces trois niveaux suppose, évidemment, une bonne connaissance des besoins sociaux et des ressources, une certaine conscience sociale et aussi de bonnes capacités relationnelles (attitudes, aptitudes, connaissance de soi, etc.)»

BIBLI